Qu’est-ce que les réflexes archaïques ?

 Les Réflexes archaïques sont des mouvements automatiques involontaires chez le nouveau-né qui sont déclenchés par certains stimuli sensoriels ou moteurs. Ils commencent pour la plupart à s’intégrer dès la vie in utero et servent de base à certaines fonctions essentielles comme se nourrir (réflexe de succion, de déglutition…), se protéger (réflexe du parachute, du retrait…) et bien d’autres. Ces mouvements répétitifs sont en fait des programmes génétiques électriques internes qui sont comme le patron de base pour notre construction, un peu comme une sorte d’échafaudage.

La plupart de ces réflexes s’exercent pendant plusieurs mois puis s’intègrent et s’inhibent. 

A quoi servent-ils ?

Les réflexes archaïques contribuent au développement du système nerveux, à la protection et à la survie du fœtus puis du nouveau-né.

Ils aident l’enfant à naître (réflexes de Pérez, de Galant entre autres), à satisfaire ses besoins vitaux (réflexes de succion, de fouissement…) et ils mettent en place les fondations nécessaires au développement émotionnel, psychique, cognitif et psychomoteur de l’enfant. (tonus musculaire, équilibre, coordination).

La répétition de ces mouvements automatiques primordiaux permet en fait de créer les bons programmes !

Conséquences d’un réflexe non intégré

Quel que soit l’âge d’une personne, un réflexe archaïque mal ou non intégré va produire un « parasitage » du système nerveux. Cela  va engendrer des comportements réactifs inadéquats. Les domaines physique, cognitif et émotionnel vont être affectés.

  • Difficultés sensori-motrices

Hypersensibilité sensorielle : tactile, auditive, visuelle, olfactive

Hypersensibilité vestibulaire

Mal des transports

Tension des mâchoires, bruxisme (grincement des dents pendant le sommeil)

Problèmes d’élocution, dysphasie, troubles de la prononciation, bégaiement

Troubles de la posture : posture voûtée, tensions de la chaîne musculaire postérieure, scolioses… (entraînant lombalgies, cervicalgies, dorsalgies)

Énurésie (pipi au lit)

Perte d’équilibre

Maladresse

Agitation

Met tout à sa bouche

Mauvaise coordination

Marche sur la pointe des pieds

Coordination et détente de la respiration difficiles, tendance à l’apnée

Troubles alimentaires

Difficulté pour mâcher, manger des morceaux, diversifier la nourriture

Difficultés de graphisme et d’écriture (dysgraphie) (tient mal son stylo, n’écrit pas sur la ligne…)

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  • Difficultés cognitives

Manque d’attention et de concentration (TDA+/-H)

Hyperactivité

Difficultés pour mémoriser, avoir les idées claires et organisées

Difficultés de lecture, d’orthographe (dyslexie, dysorthographie)

Difficultés de raisonnement et de logique (dyscalculie)

Difficultés d’orientation spatio-temporelle

Difficultés d’organisation

Troubles de latéralisation

Difficultés émotionnelles

Timidité excessive

Difficultés à prendre la parole en public

Manque de confiance en soi, d’estime de soi

Stress permanent (sursaut au moindre bruit)

Angoisses, phobies

Séparations difficiles

Addictions

Sommeil : difficultés à s’endormir, réveils nocturnes, cauchemars

Rituel infini du coucher

TOCs

  • Difficultés à réguler ses émotions (hypersensibilité émotionnelle), susceptibilité, accès de colère, agressivité

Mauvaise gestion de la frustration, colère(s)

Tristesse, dépression, tendances suicidaires

Burn out

Ne regarde pas dans les yeux en parlant

Difficulté à dire « non », à s’affirmer, à protéger son espace personnel, se faire respecter

Du mal à lâcher prise

Accepte mal les changements

Procrastination

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